Pour dire vrai

05 avril 2010

Expressions et mots oubliés

Aujourd'hui, beaucoup d'expressions sont différentes de celles de notre enfance qui étaient aussi différentes de celles de nos parents.

 

Je me souviens de lectures où l'on trouvait dans les phrases :

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Parbleu, sapristi, sacre bleu, bougre d'âne, saperlipopette, fichtre, diantre...mais, nous mêmes, ne les employions plus depuis longtemps.


Certains mots ne sont plus utilisés ou très peu, d'autres sont apparus, plus ou moins agréables ou parfois inutiles.

 

Adolescents, nous avions des expressions qui heurtaient parfois nos parents et aujourd'hui c'est notre tour d'être surpris.

 

Le langage "verlan" ne m'a jamais vraiment séduite bien qu'il ait vu le jour il y a près de trente ans et reste bien présent chez les jeunes. "Meuf, beur, teuf, ouf", je trouve tout ça bien moche, cependant, quand j'entendais Renaud chanter "Laisse béton", j'aimais bien, comme quoi, je me contredis un peu.

 

Je me surprends parfois à utiliser des expressions nouvelles sans vraiment y penser, elles entrent dans la conversation et s'y installent confortablement.

 

Je pense à "c'est pas un scoop, y'a pas photo, c'est pas top, c'est trop beau, c'est mort".

 

Nous disions plutôt : c'est vachement beau, c'est pas génial, c'est sublime, c'est extra...(un moody blues)


 

Je n'aime pas ces mots rabâchés dans la presse ou lors des journaux télévisés comme : "solutionner, budgétiser, tsunami, pandémie" alors que "résoudre, chiffrer, raz de marée, épidémie" sont tout à fait justes. Je me demande pourquoi on veut toujours en ajouter ou essayer de faire plus moderne.

 

De nouvelles expressions voient le jour, nous surprennent et trouvent leur place dans nos conversations, elles viennent parfois enrichir la langue française mais parfois l'enlaidissent.

 

Je n'aborderai pas le "politiquement correct", il y a trop à dire,

ce sera pour une autre fois.


A bientôt !

***

 


 

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21 janvier 2010

Vrai ou faux ?

Ce jour là, sur le chemin que j'emprunte régulièrement pour me rendre sur mon lieu de travail, j'avais la tête ailleurs (dangereux, surtout quand on est au volant).

Je pensais à cette personne mécontente d'attendre trop longtemps à la poste et qui avait presque fait une crise de nerf. C'est vrai que parfois, on a envie de se défouler, mais... c'est la poste, faut pas être pressé.

Donc, je conduisais normalement, pas trop vite mais je ne me traînais pas non plus, j'étais même en avance, comme d'habitude. Je prends soin de ne pas téléphoner au volant, mais les pensées n'attendent pas les feux rouge pour traverser... notre esprit.

  J'avais un camion devant moi (je ne colle jamais les camions) lorsque j'arrivai à un rond-point; personne, je le suis quand un drôle d'oiseau au volant d'une pseudo voiture de sport, entre sur le giratoire et vient s'intercaler devant moi.

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Je ne m'y attendais vraiment pas et je me suis mise debout sur la pédale de freins, mes pensées s'envolant illico. Je l'ai traité de tous les noms mais j'ai bien peur qu'il n'ait rien entendu. Il n'a même pas dû me voir ou a fait semblant.

Je râlai comme une malade (comme toujours) et je lui souhaitai tous les malheurs du monde quand je vis le camion chanceler devant lui. Il avait pris le giratoire un peu trop vite et penchait dangereusement du côté où il allait tomber. J'ai vu alors le chargement du camion se vautrer sur mon ami le chauffard.

Je ne sais pas ce que c'était, des ordures, du fumier ou quelques détritus malodorants mais une chose est sûre, ça ne sentait pas la violette. Quelques secondes se passèrent et je vis un homme plus très jeune mais assez vigoureux sortir de sa poubelle hurlant et gesticulant dans tous les sens.


Il n'avait rien et moi, je me marrais...


Est-ce vrai ou suis une parfaite menteuse ?


Je vous donne quelques indices :

Je ne suis pas une menteuse

J'ai pas mal d'imagination

Je fais parfois des rêves bizarres

Je trouve pas mal d'histoires farfelues sur le Net




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01 janvier 2010

Meilleurs voeux...

à tous...


chimp1

Bises !


***

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20 décembre 2009

Quoi de neuf docteur ?

Vous connaissiez cette vidéo ?

 


A bientôt !

***

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26 novembre 2009

Papillon

 

 

 

 

 

 

 

 

 Me promenant dans la campagne au début de l'été, je vis naître un papillon... "

 

 

Ainsi commence l'histoire que raconte un maître bouddhiste contemporain. Il s'arrêta, fasciné par les efforts du papillon pour sortir de sa chrysalide. Quelle peine ! Une patte s'agite dans le vide, un morceau d'aile tout froissé se traîne sur le sol...

Enfin, une moitié de papillon émergea, encore couleur terre, toute recroquevillée, les ailes collées, mais déjà papillon. Et qui se remet à la tâche pour se libérer du reste de la chrysalide.

 

Ému, impatient aussi devant tant de peine, le maître avance la main. C'est si simple, pour lui : un geste et le papillon se libère. Voilà ! Maladroitement, l'insecte avance sur le sol. Il prend son élan pour déployer ses ailes, s'envoler vers le ciel. La première se déplie, s'agite, mais l'autre, celle qui avait été aidée, avec les meilleures intentions du monde... sortie trop tôt, reste collée, recroquevillée. Et cet homme, impuissant, désolé, voit le papillon incapable de s'envoler, traînant son aile blessée.

papillon_045

Ce fut une grande leçon pour moi, commente-t-il. J’avais toujours cru qu'aider était un geste naturel, spontané. Or, je me demandais si avec les autres je ne risquais pas d'intervenir alors que j'aurais dû rester spectateur, de tendre la main, alors qu'il aurait mieux valu, détourner le regard. Comment savoir ? Cette histoire me revient, contemplant la nature. Plus d'une fois, moi aussi, j'ai voulu aider une nouvelle pousse, j'enlevais la terre qui la gênait pour sortir... et elle ne sortait jamais ! Comment fait l'hirondelle pour savoir quand il faut nourrir le petit et quand il faut le pousser hors du nid ?

 

 

Comment aider ?

Tant de choses différentes se cachent derrière ce mot : le fils de mon amie est très fier, il a appris à nouer ses chaussures tout seul, il est encore lent et sa mère attrape les lacets : "Je vais t’aider". L'enfant se met à pleurer...

Je me souviens aussi de ce père devant les problèmes de sa fille adolescente : "Je ne vais pas l'aider, elle doit apprendre toute seule" et du regard désespéré de la jeune fille... Une amie qui se met en colère après moi : " Pourquoi est-ce que tu as fait cela ? - Écoute, je voulais seulement t'aider. "

 

 

Un jour, au Japon, dans un parc, je trébuchai et me cognai le genou par terre. Je fis une grimace et croisai le regard d'une femme assise un peu plus loin, j'essayai un sourire, mais imperturbable elle détourna les yeux. J'en fus irritée et vexée et il me fallut du temps pour comprendre qu'en fait, selon le code japonais, en prétendant ne pas m'avoir vue tomber, elle  évitait ainsi la gêne d'une situation embarrassante. Je compris et, depuis, il m'arrive aussi de détourner les yeux.

 

 

Comment aider ? Tendre la main n'est pas toujours juste, toujours laisser faire non plus. Je ne peux pas non plus agir selon ce que j'aimerais qu'on fasse pour moi car les autres ne sont pas moi, ils ont d'autres blessures, d'autres attentes.

 

 

Alors ? Peut-être faut-il se demander d'abord si nous acceptons de laisser à l'autre le temps d'apprendre et de trouver, le temps de " sortir de sa chrysalide ", le temps peut-être même, parfois, de vivre la souffrance.

Ou bien avons-nous peur de tendre la main, peur que la douleur ou les difficultés de l'autre ne ravivent notre propre douleur ?

Il faudrait poser la question autrement : " Comment aider cette personne à ce moment-ci ?"

 

 

Prendre le temps de voir  la personne qui est en face de moi : enfant ou adulte, inconnu ou ami, bien sûr, je me tromperai parfois mais, dans cette attention, dans ce silence, naîtra le geste juste, celui qui révèlera le papillon et lui permettra de s'envoler.

 

Luce Joshin Bachoux

Nonne bouddhiste

 

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17 novembre 2009

Même pas mal !

Il est question d'interdire la fessée.

bebe_009     homme_023

 

J'ai entendu pas mal d'avis différents à ce sujet et je me demande comment pourrait-on mettre ce projet en place.


 

On entendrait l'avis des voisins délateurs, les plaintes des mômes en colère après une punition ou affecterait-on un flic dans chaque famille ?

detective

 

Donc, les auteurs de fessées se verraient soupçonnés de violences envers leurs enfants alors que des pédophiles récidivistes se promènent en toute liberté près de leurs victimes !


 

Je n'ai jamais eu besoin d'enlever la poussière sur les fesses de mon fils mais je me souviens d'avoir reçu des volées (certainement méritées).

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Cela voudrait dire que mes parents étaient maltraitants ?


 

J'ai le souvenir d'une enfance heureuse, entre des parents attentifs et des frères turbulents et je ne crois pas que tous les enfants ont cette chance (même sans fessée)

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Je viens ajouter un truc qui m'a bien fait rigoler.

Il parait que les enfants n'ayant jamais reçu de fessée auraient un quotient intellectuel de cinq points supérieur.

Ce qui veut dire que les pauvres enfants martyres seraient complètement idiots ?   

J'ai du mal à croire que la souffrance attaque les neurones.

Et vous ?


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31 octobre 2009

J'ai adoré ...

Et vous ?

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11 octobre 2009

Va à l'école...


1    tu auras de l'argent !

 

Mais comment peut-on accepter une telle aberration ? Quelle est cette mentalité où l'argent est la seule solution pour faire avancer les choses ? Comment apprendre aux enfants à devenir des personnes droites et responsables avec de telles pratiques.

Ne doit-on pas, au contraire, leur démontrer que s'ils vont en classe s'est pour obtenir un métier qui finalisera les efforts fournis ? Au lieu de  les appâter avec de l'argent, donnons leur envie de réussir par eux-mêmes, c'est certainement plus valorisant que la carotte qui fait avancer l'âne.


On se moque bien de ce qu'ils deviendront, l'essentiel est de faire acte de présence, juste pour descendre le chiffre de l'absentéisme. Après, qu'ils viennent grossir le nombre de chômeurs, on s'en tape, ce n'est pas la préoccupation du jour.

Il est vrai que dans cette société où l'argent est roi, où l'on obtient tout sans aucun effort, c'est une perspective assez tentante mais pour combien de temps ? Ils seront allés à l'école pour ramasser quelques sous, ce n'est pas pour autant qu'ils auront suivi les cours avec intérêt, les bons éléments seront toujours les mêmes et les cancres le resteront.


A une époque, on a supprimé les notes pour ne pas faire une trop grande différence entre les bons élèves, les moins bons et les mauvais. On devait penser que chacun pouvait fournir le même effort et ne pas obtenir le bon résultat, l'intelligence n'est pas donnée à tout le monde, ce n'est pas vraiment une qualité, on ne le devient pas.

On peut cependant, à force de volonté et de travail, parvenir à un bon niveau. En supprimant les notes, on a aussi supprimé la compétitivité, l'envie de faire mieux et d'avancer.


Aujourd'hui, on va récompenser des élèves pour qu'ils aillent en cours, demain on les paiera peut-être pour qu'ils soient respectueux ou qu'ils enlèvent leur casquette en classe. Et si on leur demandait de le faire parce que c'est juste normal et que c'est leur avenir qui est en jeu, gratuitement ?


On l'a déjà fait ? Alors, il n'y a pas de solution, et l'argent n'en sera pas une !


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06 octobre 2009

Juste pour rire !

Ce sont 3 petites souris marseillaises assises autour d'une table au fond d'un grenier qui discutent le bout de gras.          
La modestie n'est pas vraiment leur vertu cardinale.

La première affirme avec insolence :
- Vous savez, les tapettes dans lesquelles on nous attire avec un morceau de gruyère ? Eh bien moi j'ai réussi à en soulever les mâchoires et à prendre le fromage !
La deuxième, pour ne pas être en reste, enchaîne :
- Vous voyez… les grains de blé empoisonnés qui traînent ça et là ?
Eh bien moi je les grignote comme des biscuits à l'apéritif !

La troisième décide alors de s'en aller.
Les autres souris :
- Où vas-tu ? Lui demandent-elles inquiètes.
- Je rentre. C'est l'heure d'aller baiser le chat.

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28 septembre 2009

Absente

ces derniers temps, un boulot pour près d'un an, ça ne se refuse pas...


Je passe rapidement pour vous montrer cette photo que j'ai prise ce soir.

20090928_09


Elle reste là, sur la porte, le flash ne l'a pas faite bouger d'un seul millimètre.


Qui peut me dire le nom de cette belle araignée ?

Bonne soirée, à bientôt !

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